À la fin des années 50, Buddy Holly fait partie de cette nouvelle vague d’artistes qui transforment le rock’n’roll. Originaire du Texas, il se distingue par une approche plus sobre que celle de ses contemporains, privilégiant les harmonies vocales et une écriture plus structurée.
« That’ll Be the Day » est d’abord enregistré en 1956 à Clovis, au Nouveau-Mexique, dans les studios de Norman Petty. Mais c’est la version retravaillée et commercialisée en 1957 qui rencontre un succès massif.
Le titre atteint la première place du Billboard Hot 100 aux États-Unis et devient rapidement un hymne du rock’n’roll des débuts. Sa structure simple, basée sur un riff répétitif et une mélodie accrocheuse, influence profondément les groupes qui émergeront dans les années suivantes.
Une anecdote souvent citée concerne la session d’enregistrement : Buddy Holly et The Crickets auraient initialement cherché un son plus brut, proche du live, à une époque où la production tendait encore vers des arrangements plus orchestrés. Cette approche minimaliste contribue largement à l’identité du morceau.
Le groupe tire son nom — The Crickets — d’ailleurs choisi pour éviter les contraintes de l’industrie musicale, notamment l’obligation d’avoir un seul nom de chanteur vedette. Ce choix marque déjà une volonté de s’émanciper des standards de l’époque.
En 1957, Buddy Holly devient l’un des premiers artistes de rock à écrire et produire une partie de son propre répertoire, une pratique encore rare dans l’industrie musicale dominée par les producteurs et les maisons d’édition.
Malgré une carrière très courte, interrompue tragiquement en 1959, son influence est immense. Des artistes comme The Beatles citeront plus tard Buddy Holly comme une inspiration majeure, notamment pour son approche des harmonies vocales et son autonomie artistique.
« That’ll Be the Day » reste ainsi l’un des morceaux fondateurs du rock’n’roll moderne : un titre enregistré simplement, mais qui pose les bases d’une nouvelle façon de concevoir la musique populaire.
Un son, une guitare, et une génération qui commence à écrire ses propres règles.

